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Air pollué : Capteurs, fumées et réalités locales

Publié le 23 février 2026

«On sous-estime complètement la concentration de CO2 dans l’air intérieur !» En 2025, nos bénévoles ont participé à la quête sur la qualité de l’air menée au niveau de la région. L’air intérieur et air extérieur, tout a été passé au crible par les capteurs d’AtmoSud.

Certaines pollutions échappent à la vue, et les mesurer requièrent parfois des outils coûteux. Mais les mesures qu’ils apportent permettent de prendre conscience de la qualité de notre environnement et d’adopter les mesures pour une meilleure qualité de l’air.

Le 17 février à Volx s’est tenue la restitution du projet Capt’air citoyen, porté par FNE PACA et AtmoSud. Cette journée a permis de rappeler les enjeux de santé publique derrière la qualité de l’air, et d’impliquer les citoyens dans le suivi et la prise de conscience de l’action humaine dans la variabilité atmosphérique. 

En ce sens, FNE 04 a introduit la matinée en rappelant que la prochaine campagne «Au feu !» pour recenser les brûlages de déchets verts va commencer en mars. Les données récoltées permettront d’interpeller les collectivités pour trouver des solutions et éviter le brûlage de déchets verts. AtmoSud met à disposition sur son site internet la carte de suivi de la qualité de l’air en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et les mesures préventives lors des épisodes de pollution atmosphérique. Le projet Capt’Air est terminé mais pourrait donner des suites.

 

Bilan du projet

En 2025, des citoyens volontaires ont permis d’enrichir le suivi de la qualité de l’air dans les Alpes de Haute-Provence en installant chez eux des capteurs d’air intérieur et extérieur. Bien que le département soit très rural, il n’échappe pas à des épisodes de pollution équivalents aux départements adjacents. C’est notamment le cas en hiver lorsque les résidences principales et secondaires sont occupées et qu’elles se chauffent au bois. De même, le suivi par AtmoSud a confirmé une caractéristique de la dynamique atmosphérique régionale. Malgré la distance, les stations comme celle de Saint-Michel l’Observatoire mesurent une pollution à l’ozone qui provient de la métropole d’Aix-Marseille, notamment des activités zones industrielles. 

Ces résultats bénéficient grandement de l’implication des volontaires, et cela pour deux raisons : d’abord le coût de la mesure est une limite pour l’association, car les appareils de mesure sont aussi nombreux que de polluants à rechercher. Or, disposer de petits appareils de mesures dispersés sur le territoire permet de recueillir des donnée émaillées qui aident aux modélisations de suivi. Le second bénéfice des petites stations, outre leur coût limité à quelques centaines d’euros, c’est d’assurer un suivi en continu de « ce que les yeux ne perçoivent pas ». En ce sens le témoignage d’un volontaire a confirmé la sous-estimation de la concentration en dioxyde de carbone dans l’air intérieur. Ainsi, en plus de permettre une collecte de données, les capteurs permettent d’introduire de nouvelles pratiques à adopter pour une meilleure qualité de l’air.

photo capteur
Lors de la cuisine, la cuisson de certains aliments et particulièrement au beurre et à l’huile peut demander d’aérer la pièce.

Les questions de l’assemblée

Un temps d’échange a succédé à la présentation et permis d’apporter des précisions sur certains points. 

Les questions se sont articulées entre trois thèmes entre l’air intérieur (comment assurer sa bonne qualité) ; et l’air extérieur, avec d’une part la saisonnalité de certaines pollutions et d’autre part le comportement de certaines pollutions.

Pour assurer une bonne qualité de l’air, on peut aérer à condition que l’air extérieur ne soit pas autrement pollué. Néanmoins, des outils d’aération mécanique comme des VMC peuvent permettre de renouveler l’air, à condition d’être nettoyés régulièrement. Les purificateurs d’air qui disposent de filtres ou d’outils de traitement UV, comme il peut en exister dans certaines unités médicalisées, peuvent avoir un effet notable soit sur les particules fines, soit les microorganismes. Au sujet des UV émis par les lampes des imprimantes, leur production d’ozone n’a lieu qu’au moment de l’allumage de la lampe, donc pendant une période assez courte. 

AtmoSud a par ailleurs réalisé une étude auprès des patients et praticiens pour sensibiliser à la qualité de l’air dans les bâtiments médicaux et montrer les incidences des conditions atmosphériques sur le comportement des microorganismes. (Retrouver l’étude sur leur site internet).

Un réseau de mesure atmosphérique est une source supplémentaire d’information pour détecter des épisodes ponctuels ou saisonniers. Ce sont deux aspects problématiques qui dépendent, d’un côté, du signalement et de la connaissance des incidents émetteurs de polluants et, de l’autre, de la capacité des outils à mesurer ces polluants. Par exemple mesurer les pesticides présents dans l’air ambiant est techniquement faisable mais pas avec des capteurs. Néanmoins, les sites et habitats à proximité de zones d’épandage de pesticides sont plus à risque d’exposition lorsque les conditions météo favorisent leur circulation. 

 

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